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 Saine et sauve?

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Uzuryel
Invité



MessageSujet: Saine et sauve?   Mer 14 Sep - 6:27

Description::
A l’étage, une large porte de chêne accueille le visiteur fatigué, hôte du maître des lieux. Un visage y est gravé, souriant, presque accueillant. Ses traits féminins rappellent le dessin d’une mère bienveillante. Une bouche fine, marquée de quelques rides, forme un léger sourire. Le nez, aquilin est surplombé d’un regard rempli d’amour et d’attention. Bien que la gravure paraisse accueillante, un simple regard vers ce visage de bois suffit à éveiller un malaise sourd et sournois. Un examen plus approfondi du visage révèle que le sourire est rehaussé de petites dents pointues, transformant le sourire en moue carnassière. De même, le regard tendre est surligné par des sourcils arqués, plissant le front, donnant au visage des accents inquiétants.

Cette porte massive s’ouvre au moyen d’une lourde poignée, en forme de bulbe proéminent ; une fleur métallique discrète, plaquée contre la porte, fait le lien entre le bois et le bronze. Pousser cette porte provoque un grincement strident, rappelant le rire d’une péronnelle moqueuse.

En franchissant le seuil de la porte, la chambre se révèle. L’ensemble paraît vaste et pourtant oppressant. Le haut plafond et les murs sont recouverts d’un plâtre jaunis par les ans. Des tapisseries habillent les murs, telle une robe de velours sur une vieille matrone. Les scènes qui y sont représentées sont à peine reconnaissables à cause de l’usure et de l’humidité qui règne en ces lieux. Le parquet, composé de plusieurs sortes de bois précieux, grince, peinant sous le poids de l’hôte. D’épais tapis pourpre, tentent d’étouffer les cris d’agonie du bois vieillis, sans beaucoup de succès.

Les meubles qui composent la pièce sont tous d’un raffinement à couper le souffle. Deux guéridons de bois fin encadrent la porte, tels de petits gardes nains. Ils sont tous deux surmontés de lourds candélabres d’argents, dont les bougies allumées diffusent une légère lueur tamisée.

Une armoire et une coiffeuse, faites du même bois, se font face sur les murs opposés, comme deux sœurs qui se défient. Les portes sont gravées avec art, démontrant tout l’amour de l’artisan quant il avait façonné ces deux objets. A la vue, ces marques forment un ensemble agréable de fleurs, arbres et végétaux ; au toucher, des cadavres macabres se révèlent sous les doigts curieux, tels des squelettes enlacées se mouvant dans une danse funeste.

Trônant au milieu de la chambre, le lit massif s’impose comme le maître des lieux. Le matelas épais et accueillant semble soutenu par les vierges sculptées sur chaque pied, frêles silhouettes dénudées portant comme un supplice la lourde couche. Le couvre-lit pourpre, soyeux comme le pelage d’un félin, s’étend comme une épaisse nappe de sang sur les drags de coton d’un blanc immaculé. La tête du lit est, elle, gravée du même style végétal que les autres meubles. En son centre, une fleur aux pétales épanouies s’ouvre sur un visage aux yeux mi-closs. La représentation évoque à la fois un lion assoupi, veillant sur le dormeur, et un démon entouré de flamme, regard baissé sur sa futur victime.

De fins rideaux de voile rouge encadrent le lit et chacune des fenêtres, permettant tranquillité et intimité à l’hôte des lieux. Deux tables de chevets bordent la couche. Elles sont sculptées chacune de trois femmes nues, soutenant la tablette de bois. Des chandeliers sont posés sur chacune d’elles. La lumière ainsi diffusée à travers les rideaux baignent la pièce d’une atmosphère presque sanglante.

Une douce odeur de fleurs est diffusée par les tapisseries et les draps, faisant écho aux gravures végétales des meubles. Pourtant, par moments, la douce senteur devient oppressante et des notes âcres et salées du sang et de la sueur, s’insinuent imperceptiblement, comme des souvenirs de massacres et de trahisons.

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Uzuryel, les yeux a moitir fermé se vut se faire rouler, prendre puis poser dans un lit si doux.... La plaie ne faisait plus mal, plus vraiment.
Elle guérissait même un peu trop vite a son goût, mais elle s'endormis vite, épuisé, des sueurs froides gouttants encore de son front bouilland.
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Uzuryel
Invité



MessageSujet: Re: Saine et sauve?   Sam 17 Sep - 11:54

Elle se leva en nage. Il faisait trop chaud pour elle...
Elle se leva, alla s'habillait aussi vite qu'elle le put et déscendit tous aussi vite, mais ou?

Elle s'était encore perdue, décidement ce n'était pas son jour de chance...
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Saine et sauve?
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